Le 9 octobre 2003 : lancement d’une grande campagne internationale baptisée « CONTRÔLONS LES ARMES », sous l’égide d’Amnesty International, OXFAM International et du Réseau International d’Action sur les Armes Légères (RAIAL / IANSA).
Objectif : mobiliser la communauté internationale pour l’adoption d’un traité international des armes légères impliquant des standards minima propres à contrôler strictement les livraisons des armes, fondés sur les lois internationales humanitaires et les droits humains.
16 au 18 mars 2005 : L’atelier de validation de l’avant projet de protocole de la CEDEAO relatif à la lutte contre la prolifération des armes légères et de Petit calibre, de leurs munitions et autres matériels connexes, a été orgnisé à Bamako au Mali. Cet atelier a vu la participation des Représentants des Commissions Nationales de lutte contre les ALPC et de la Société Civile des 15 pays de la CEDEAO, du Secrétaire Exécutif de la CEDEAO, des Représentants du système des Nations Unies (PNUD/BCPR) et des Organisations de la société civile partenaires (International Alert, Small Arms Survey).
Objectif : Faire contribuer la société civile au processus de transformation du Moratoire en un instrument juridique engagé par le Secrétaire Exécutif de la CEDEAO depuis la décision prise en ce sens par les Chefs d’Etat et de gouvernement en décembre 2002, à Dakar au Sénégal.
Journal officiel de l’Union européenne sur l’objectif, au niveau régional, de la transformation du Moratoire en Convention. Documents en PDF.

Sous éléments :
* Les armes provoquent des désastres humanitaires incommensurables
* Les transferts irresponsables d’armes alimentent la pauvreté
* Le commerce des armes n’est pas réglementé
Les armes provoquent des désastres humanitaires incommensurables
Les transferts irresponsables et l’utilisation inappropriée des armes conventionnelles sont la cause :
du décès de plus de 5 millions de personnes ;
du déplacement d’environ 25 millions d’individus dont 60 à 70 % de femmes et d’enfants ;
du recrutement de 300 000 enfants soldats ;
des enlèvements, mutilations, agressions psychologiques et sexuelles subies par plus de 10 millions d’enfants ;
de milliers d’enfants acteurs et victimes de massacres ;
d’actes de violence, de viols, d’enlèvements, de tortures, de crimes ;
de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire.
Les armes :
exacerbent la violence domestique ;
entravent la démocratie et la bonne gouvernance ;
favorisent l’insécurité et l’instabilité régionale ainsi que le terrorisme.
Les armes légères font une victime par minute.
Les transferts irresponsables d’armes alimentent la pauvreté
Les transferts irresponsables et l’utilisation inappropriée des armes conventionnelles :
hypothèquent tout effort d’investissement ;
freinent les activités économiques ;
favorisent une recrudescence de la pauvreté ;
exacerbent les pénuries alimentaires et la mortalité infantile ;
réduisent l’accès et la qualité des services sociaux (éducation, santé) ;
favorisent la progression du VIH ;
encouragent l’exploitation abusive des ressources naturelles.
Les pays sous-développés dépensent 87 milliards de dollars en armement.
Les conflits armés freinent le développement.
Le commerce des armes n’est pas réglementé
La production est évaluée à 7 milliards de dollars.
Il y a détournement du commerce légal vers les circuits illicites.
Il n’y a pas de réglementation contraignante régissant le commerce et les transferts.
Que faire ?
Responsabiliser les gouvernements.
Réglementer le commerce des armes, particulièrement en direction des pays qui violent les droits humains.
Le Traité sur le Commerce des Armes (TCA)
Le TCA : un accord international pour contrôler le commerce des armes selon les normes reconnues des droits de l’homme, du droit humanitaire et des dispositions pertinentes des Nations Unies.
Le TCA : une série de normes essentielles communes minimales pour rendre les transferts d’armes encore plus transparents.
Qui ?
Des prix Nobel de la paix.
Une coalition mondiale d’ONG.
Des gouvernements champions.
Quand ?
La campagne durera de 2003 à 2006, année de la prochaine Conférence des Nations Unies sur les armes légères.
LA CAMPAGNE EN AFRIQUE DE L’OUEST
La campagne « Contrôlons les armes » pour les Africains a donc pour but :
une réduction de la souffrance causée par la violence armée.
Les objectifs spécifiques
Niveau régional
Meilleur contrôle du flux des armes par le renforcement du Moratoire d’Abuja, en y incluant les principes des droits de l’homme et du droit humanitaire.
Engagement politique plus fort des États de la CEDEAO.
Niveau national
Amélioration des mécanismes nationaux de contrôle, de transfert et de circulation des armes pour une meilleure protection des personnes et des biens, en conformité avec les lois, les normes et les standards internationaux.
Niveau communautaire
Mise en œuvre, par la société civile et les administrations locales, d’actions efficaces pour améliorer la sécurité au niveau des communautés en réduisant la disponibilité de la demande des armes.
Au Sénégal, la campagne « Contrôlons les armes » signe l’implication active de la société civile (comité de pilotage), en partenariat avec la Commission Nationale, pour en faire une réussite. Le comité de Pilotage de la Campagne au Sénégal est composé de Oxfam, Amnesty Sénégal, RADDHO, MALAO, Afrique Enjeux, GADEC, GRA-REDEP. Ces organisations se sont engagées dans cette campagnes pour amener le gouvernement du Sénégal et l’Assemblée Nationale à soutenir le projet de Traité sur le Commerce des Armes et la transformation du Moratoire de la CEDEAO en une Convention sous régionale.
À ce jour, les activités ont permis d’obtenir le parainage du chef de l’état et le soutient de son gouvernement.
Au Mali, un collectif s’est mis en place avec un soutien actif du gouvernement, parrain.
Au Ghana, en décembre 2003, le lancement s’est fait dans le cadre du Sommet des chefs d’États de la CEDEAO et a vu la participation de membres du réseau ouest-africain RASALAO, venus du Mali, du Nigeria, de Sierra Léone, du Libéria et du Sénégal, renforcer l’équipe du Ghana. |