Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires
Bureau Régional Afrique de l’Ouest (UN-OCHA)
MONITORING MEDIA
Du 11 au 17 avril 2005
I-Sommaire
NOUVELLES
Avant propos
Ce monitoring Média a pour objectif d’informer, à la fin de chaque semaine sur l’évolution de la situation humanitaire de la sous région. Les articles qui sont cités ici ne reflètent pas nécessairement l’opinion du Bureau OCHA ou des Nations Unies.
Nous ne nous portons pas garant de la véracité et de l’objectivité de ces articles et informations qui engagent la responsabilité des seuls auteurs. Nous vous remercions de bien vouloir en tenir compte.
SENEGAL
Epidémie de choléra au Sénégal : 81 morts depuis le 28 mars
L’épidémie de choléra au Sénégal, qui a connu une brusque recrudescence mi-mars, a contaminé 6.059 personnes et fait 81 morts ... (…) (AFP) DAKAR, 11 avr
Taiwan appuie la lutte contre le choléra au Sénégal
La République de Taiwan a offert 50 000 dollars au Sénégal dans le cadre de la lutte contre le choléra, une épidémie qui s’est déclarée depuis quelques semaines dans plusieurs régions du pays. (…) (PANA) Dakar, Sénégal - 14/04/2005
NIGERIA
Poursuite des vaccinations contre la polio au Nigeria, jusque dans les aéroports
Le programme national de vaccination contre la poliomyélite nigérian a terminé mardi soir une nouvelle série d’opérations de vaccination dans tout le pays, et jusque dans les aéroports de la capitale économique Lagos, (…). (…) (AFP) LAGOS, 13 avr
NIGER
Le gouvernement accepte de baisser la TVA de 19% à 18% (ministre)
Le gouvernement du Niger a accepté de baisser de 19 à 18% la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les produits de première nécessité, à l’origine d’une fronde sociale sans précédant dans le pays, (…). (…) (AFP) NIAMEY, 16 avr
BENIN-NIGER
Campagne d’information sur le différend frontalier Bénin/Niger
Le ministre d’Etat béninois chargé de la Défense nationale, Pierre Osho, a lancé (…) une vaste campagne de sensibilisation et d’information sur le différend frontalier qui oppose depuis novembre 1963 le Bénin au Niger à propos de l’île de Lété. (PANA) Cotonou, Bénin - 14/04/2005
TOGO
Meeting et affrontements à une semaine de la présidentielle
La campagne pour l’élection présidentielle du 24 avril prochain est bel et bien lancée. L’opposition tient un meeting à Lomé, tout en laissant planer le doute sur la tenue réelle du scrutin. Mais à l’issue du rassemblement des échauffourées ont éclaté faisant de nombreuses victimes. (…) RFI 17/04/2005
GUINEE BISSAU
Kofi Annan appelle les parties en Guinée-Bissau au dialogue
Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a appelé les hommes politiques bissauguinéens à "participer de manière constructive" au dialogue et à éviter les actes susceptibles de mettre en danger la paix dans le pays. (…) (PANA) Bissau, Guinée-Bissau- 15/04/2005
CAP VERT
Des Capverdiens s’insurgent contre la criminalité à Praia
Une marche de protestation contre la montée de la criminalité à Praia qui a regroupé près de 1.500 personnes, majoritairement des jeunes, a eu lieu (…) dans la capitale capverdienne, (…). (…) (PANA) Praia, Cap-Vert 17/04/2005
Découverte au Cap-Vert d’une cache d’armes
Une importante quantité d’armes a été découverte à Praia sous les décombres d’un entrepôt de l’Entreprise national des ports (…). (…) (PANA) Praia, Cap-Vert — 15/04/2005
BURKINA FASO
Apparition de criquets pèlerins dans l’Ouest du Burkina
Les criquets pèlerins ont refait leur apparition dans les régions des Hauts Bassins, des Cascades et de la Boucle du Mouhoun (Ouest et Nord-Ouest) en provenance du Mali voisin, (…). (…). (PANA) Ouagadougou, Burkina Faso - 19/04/2005
NEWS
Foreword
This Media monitoring aims to inform, at the end of each week on the evolution of the humanitarian situation in the sub region. Articles which are quoted here do not reflect necessarily the opinion of the OCHA Office or the United Nations. We do not go guaranty veracity and objectivity of these articles and information which engages the responsibility for the only authors. We thank you for agreeing to hold account of it.
GUINEA BISSAU
Annan directs envoy to facilitate political dialogue ahead of elections in Guinea-Bissau
Worried by growing tensions in Guinea-Bissau ahead of presidential elections in two months, United Nations Secretary-General Kofi Annan today directed his envoy, João Bernardo Honwana, to promote and facilitate dialogue between all political actors in the West African country to defuse pressures and build a more conducive atmosphere for a peaceful, credible ballot.
(…) UN News 13 April 2005
CAMEROON – NIGERIA
Repatriation of Nigerian refugees to start on Monday
Cameroon, Nigeria and the UN Refugee agency UNHCR have signed an agreement providing for the voluntary repatriation of 10,000 Nigerians who fled across the border to escape ethnic clashes three years ago. (…) (IRIN) YAOUNDE, 15 Apr 2005
II-Intégralité articles du Monitoring Média
NOUVELLES
Avant propos
Ce monitoring Média a pour objectif d’informer, à la fin de chaque semaine sur l’évolution de la situation humanitaire de la sous région. Les articles qui sont cités ici ne reflètent pas nécessairement l’opinion du Bureau OCHA ou des Nations Unies.
Nous ne nous portons pas garant de la véracité et de l’objectivité de ces articles et informations qui engagent la responsabilité des seuls auteurs. Nous vous remercions de bien vouloir en tenir compte.
SENEGAL
Epidémie de choléra au Sénégal : 81 morts depuis le 28 mars
L’épidémie de choléra au Sénégal, qui a connu une brusque recrudescence mi-mars, a contaminé 6.059 personnes et fait 81 morts depuis le 28 mars, ont indiqué des responsables du ministère de la Santé interrogés lundi par l’AFP à Dakar.
"Pour la journée d’hier, nous avons dénombré 277 cas et quatre décès, contre sept morts pour 309 malades le 9 avril, quatre morts pour 343 malades le 8 et deux morts pour 367 malades le 7 avril", a indiqué le docteur Ousseynou Ba, responsable de la surveillance épidémiologique au ministère de la Santé et de la Prévention médicale.
Ces chiffres, ajoutés aux 4.763 cas pour 64 décès comptabilisés entre le 28 mars et le 6 avril, permettent d’établir un bilan qui s’élève à 81 morts pour 6.059 malades depuis le 28 mars.
La récente flambée de l’épidémie a été favorisée par le grand pèlerinage annuel - le "Magal" - de la confrérie musulmane des Mourides à Touba, dans la région de Diourbel (centre-ouest), où les premiers nouveaux cas avaient été enregistrés à la mi-mars.
Le choléra se transmet par voie digestive, via une bactérie présente dans l’eau, les boissons ou aliments souillés ou contaminés.
Il se manifeste par de violentes diarrhées et une forte déshydratation, qui peut s’avérer fatale faute de traitement. (AFP) DAKAR, 11 avr
Taiwan appuie la lutte contre le choléra au Sénégal
La République de Taiwan a offert 50 000 dollars au Sénégal dans le cadre de la lutte contre le choléra, une épidémie qui s’est déclarée depuis quelques semaines dans plusieurs régions du pays.
Le chèque a été remis jeudi à Dakar par l’ambassadeur de Taiwan au Sénégal, Hun-cheh Huang, au ministre sénégalais de la Santé et de la Prévention, Issa Mbaye Samb.
Le Sénégal a lancé un appel à tous ses partenaires au développement pour l’aider à lutter contre le choléra, indique un communiqué du ministère de la Santé et de la Prévention.
Selon les statistiques officielles, le pays a déjà enregistré 187 cas de choléra qui n’ont fait aucun décès.
Le gouvernement a mis en place une cellule de crise placée sous l’autorité du Premier ministre Macky Sall. (PANA) Dakar, Sénégal - 14/04/2005
NIGERIA
Poursuite des vaccinations contre la polio au Nigeria, jusque dans les
aéroports
Le programme national de vaccination contre la poliomyélite nigérian a terminé mardi soir une nouvelle série d’opérations de vaccination dans tout le pays, et jusque dans les aéroports de la capitale économique Lagos, a appris l’AFP mercredi.
"Le Programme national de vaccination a décidé d’innover en plaçant des points de vaccination à tous les postes frontières y compris les aéroports intérieur et international de Lagos, pour vacciner tous les enfants qui rentrent et qui sortent", a déclaré à l’AFP par téléphone Christine Jaulmes, porte-parole de l’Unicef au Nigeria.
"Ces vaccinations se font bien sûr avec l’accord des parents et en collaboration avec les services sanitaires des aéroports. Si les enfants sont déjà vaccinés on ne les vaccine pas de force", a-t-elle assuré précisant que "168 enfants ont été vacciné dans les deux aéroports".
L’Unicef, qui soutient le programme national de vaccination nigérian, a précisé que les journées de vaccinations avaient commencé samedi pour quatre jours.
"Au niveau du pays, nous n’avons pas encore les résultats complets, et dans certaines zones reculées, les activités de vaccinations continuent pendant deux jours", a précisé Mme Jaulmes indiquant qu’une nouvelle série d’opération de vaccination contre la polio aura lieu en mai prochain.
Une épidémie de polio centrée sur Kano (nord) a débordé les frontières du pays et touché 12 pays considérés jusqu’alors comme libérés de la maladie.
Le Nigeria, qui compte désormais 63% des cas de poliomyélite au monde, a recensé 788 jeunes paralysés par la maladie en 2004, contre 355 en 2003. (AFP) LAGOS, 13 avr
NIGER
Le gouvernement accepte de baisser la TVA de 19% à 18% (ministre)
Le gouvernement du Niger a accepté de baisser de 19 à 18% la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les produits de première nécessité, à l’origine d’une fronde sociale sans précédant dans le pays, a annoncé vendredi soir le ministre des Finances Ali Lamine Zène.
"Nous avons fait la proposition concrète d’abaisser le taux de la TVA de 19 à 18% sur les produits concernés", a indiqué à la presse M. Zène.
"Avec les propositions des autres parties, nous devons parvenir à boucler le montant des 7 milliards" de FCFA (environ 10,6 millions d’euros) que devait générer la TVA sur les produits de consommation courante, a estimé le ministre.
Cette offre fait suite à des discussions entamées vendredi par le "Comité de réflexion", créé le 1er avril et composé de représentants du gouvernement, de la "Coalition contre la vie chère", de l’opposition, du monde économique et syndical.
Les discussions, portant sur la recherche d’alternatives à la TVA, ont été suspendues vendredi soir et doivent reprendre samedi en milieu de matinée, a indiqué un dirigeant de la coalition.
"Cette proposition ne suffit pas : entre 18 et 19%, il n’y a aucune différence", a affirmé samedi à l’AFP Marou Amadou, secrétaire administratif de la coalition.
Selon lui, l’abattement de la TVA "n’est pas l’objet principal du combat de la coalition, qui demeure la levée totale de toute taxe sur les produits de première nécessité".
Au nombre des propositions faites par la coalition, figurent "la réduction du train de vie de l’Etat" par "l’abattement de moitié des fonds spéciaux alloués au président, au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale" pour les besoins courants de leur action.
La Coalition suggère également des "mesures fiscales", dont "le recouvrement d’un important stock d’impayés dus aux services du contentieux de l’Etat", estimés selon elle à près de 30 milliards de francs CFA (moins de 46 millions d’euros).
La loi de finances adoptée en janvier a institué une TVA de 19% qui est à l’origine d’une "flambée sauvage" des prix, selon la coalition.
Pour exiger son abrogation, la coalition qui regroupe une trentaine de membres : organisations de défense des consommateurs, syndicats et organisations des droits de l’Homme, organise depuis un mois de nombreuses grèves, manifestations et opérations villes mortes bien suivies par la population. (AFP) NIAMEY, 16 avril
BENIN-NIGER
Campagne d’information sur le différend frontalier Bénin/Niger
Le ministre d’Etat béninois chargé de la Défense nationale, Pierre Osho, a lancé jeudi à Cotonou une vaste campagne de sensibilisation et d’information sur le différend frontalier qui oppose depuis novembre 1963 le Bénin au Niger à propos de l’île de Lété.
Cette campagne vise à informer les différentes couches de la société sur les tenants et aboutissants des résultats du procès de ce différend qui se trouve pendant devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, a expliqué M. Osho.
"Il est nécessaire que les citoyennes et citoyens du Bénin connaissent de manière parfaite l’historique du différend frontalier qui oppose le Bénin au Niger depuis 1963, sur le processus de règlement pacifique de la Cour internationale de justice et sur la conduite à tenir quel que soit l’arrêt de la CIJ ", a-t-il précisé.
Le ministre a cependant tenu à préciser que la campagne n’exprime nullement une peur des Béninois de ne pas avoir le droit de leur côté, mais vise simplement à prévenir les troubles sociaux au cas où l’arrêt de la CIJ ne serait pas en faveur du Bénin.
"Nous, Béninois, devons nous unir dans un creuset pour accepter dignement les résultats du procès sans créer de troubles sociaux au niveau de la frontière terrestre avec notre voisin, le Niger", a-t-il déclaré.
On rappelle que le Bénin et le Niger ont présenté leurs plaidoiries orales devant la CIJ entre le 7 et le 11 mars dernier pour obtenir une décision définitive au sujet du différend sur la délimitation de la frontière entre les deux pays sur le fleuve Niger.
Ils ont également demandé à la CIJ de préciser à quel Etat appartient chacune des îles situées sur ce fleuve, en particulier l’île de Lété, et de déterminer le tracé de la frontière entre les deux Etats dans le secteur de la rivière Mékrou.
Ainsi à l’audience publique du lundi 7 mars, le ministre béninois des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Rogatien Biaou, avait demandé à la CIJ de délimiter la frontière entre le Bénin et le Niger suivant le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.
Son homologue du Niger, Mme Aïchatou Mindaoudou, qui a plaidé le 8 mars devant la même juridiction, a estimé que son pays était souverain sur des îles du fleuve Niger que lui dispute le Bénin, mais elle a proposé une coopération renforcée entre les deux pays dans cette zone.
Petit village situé à quelque 40 km à vol d’oiseau de la cité nigérienne de Gaya, Lété est habité essentiellement par des éleveurs peuls dont les documents administratifs et actes d’état civil sont établis au Niger. L’île, qui ne recèle pas du pétrole, est surtout réputée pour la fertilité de son sol et la richesse de ses pâturages. (PANA) Cotonou, Bénin - 14/04/2005
TOGO
Meeting et affrontements à une semaine de la présidentielle
La campagne pour l’élection présidentielle du 24 avril prochain est bel et bien lancée. L’opposition tient un meeting à Lomé, tout en laissant planer le doute sur la tenue réelle du scrutin. Mais à l’issue du rassemblement des échauffourées ont éclaté faisant de nombreuses victimes. L’Union des forces du changement (UFC), le principal parti de l’opposition a pris l’initiative d’un meeting à Lomé, animé par son leader, Gilchrist Olympio, alors que le doute sur la bonne tenue du scrutin s’installe dans les esprits. Venu du Ghana voisin, le leader de l’UFC qui n’est pas candidat, exclu par une disposition de la constitution, est venu soutenir la candidature de son numéro 2, Emmanuel Bob Akitani, candidat unique de la coalition de six partis de l’opposition. « Nous venons d’entamer la campagne électorale et le 24 avril nous allons gagner les élections », a lancé Gilchrist Olympio qui prédit la fin de « l’ancien système » et l’émergence du renouveau dans son pays.
Mais au-delà des slogans et autres pancartes de propagande, ce sont les affrontements dans les rues de Lomé qui retiennent l’attention. En effet, des sympathisants du pouvoir, regroupés au sein du mouvement des Jeunes du rassemblement du peuple togolais (JRPT), ont organisé une « caravane électorale » qui, selon eux, aurait été pris à partie par des militants de l’UFC. Les échauffourées auraient fait sept morts et plus d’une centaine de blessés parmi les militants de la JRPT, annoncent les sympathisants du parti au pouvoir. Côté opposition, on déplore un mort et cinquante-cinq personnes blessées. Les deux parties s’accusent mutuellement de provocation et se rejettent la responsabilité des premiers coups portés.
Les affrontements entre camps rivaux vont probablement servir d’arguments pour tous ceux de l’opposition qui réclament le report du scrutin. Ils dénoncent des fraudes dans la révision des listes et la distribution des cartes d’électeurs. Yawovi Agboyibo, le coordinateur de l’opposition accuse la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) d’avoir échoué dans sa mission au Togo. L’opposition qui reconnaît la qualité du travail fournie par la CEDEAO dès l’annonce de la mort du président Gnassingbé Eyadéma et la succession organisée en faveur de son fils, déplore aujourd’hui la complaisance de cette organisation face au pouvoir togolais. Un fort courant de l’opposition soutient aujourd’hui la thèse du report de l’élection présidentielle. « Nous avons écrit à l’Union européenne, aux Etats-Unis, au président Olusegun Obasanjo (président en exercice de l’Union africaine) , et nous leur avons demandé de prendre le dossier togolais en main. Nous verrons les jours à venir ce qui va se passer », a précisé Yawovi Agboyibo.
« Risque de déflagration »
La question du report de l’élection présidentielle a mobilisé, la semaine dernière, l’archevêque de Lomé Philippe Kpozro, des religieux, des avocats et des personnalités de la société civile qui se sont rendus à la présidence de la République pour demander au président par intérim, Abass Bonfoh, le report du scrutin. Il leur a laissé entendre qu’il est désormais trop tard pour envisager une telle éventualité. Par ailleurs, le gouvernement se réfugie derrière la « stricte application des textes de la Constitution » pour justifier le maintien du scrutin. Mais pour l’association Initiative 150, qui regroupe des intellectuels et de nombreux cadres togolais, pour la plupart vivant à l’extérieur, il y a une autre lecture des textes « si seulement on se donne la peine de faire les choses dans les règles de l’art et avec du bon sens ». Pour cette association qui s’exprimait devant la presse internationale au Centre d’accueil de la Presse étrangère (CAPE) à Paris, le 14 avril, les mêmes textes (Constitution) évoqués par le pouvoir « ne font l’objet que d’une lecture partielle ».
Initiative 150 cite pêle-mêle des articles de la constitution togolaise « qui obligent » à repousser dans le temps la tenue du scrutin. Elle prévient « contre un risque de déflagration » au Togo si la date du 24 avril est maintenue. Mais devant la montée en puissance des militants du report de la date du scrutin et malgré ses propres réserves sur l’organisation du scrutin, Gilchrist Olympio, leader du principal parti de l’opposition, précise que la coalition ne boycotterait pas les urnes « à moins que les choses ne se dégradent cette semaine ». RFI 17/04/2005
GUINEE BISSAU
Kofi Annan appelle les parties en Guinée-Bissau au dialogue
Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a appelé les hommes politiques bissauguinéens à "participer de manière constructive" au dialogue et à éviter les actes susceptibles de mettre en danger la paix dans le pays.
Dans une note du cabinet des Nations unies à Bissau lue par un porte-parole du secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan exprime sa préoccupation au sujet des tensions politiques et sociales croissantes en Guinée-Bissau à l’approche de l’élection présidentielle en juin 2005.
Le texte indique que M. Annan a donné instruction à son représentant en Guinée-Bissau, le Mozambicain Joao Bernardo Honwana, "de promouvoir et de faciliter le dialogue entre tous les acteurs politiques du pays afin d’établir une atmosphère propice à des élections crédibles et pacifiques".
"La présidentielle est une étape cruciale qui conclura le processus de transition, restaurera l’ordre constitutionnel et permettra une nouvelle implication des partenaires au développement du pays", souligne la note. (PANA) Bissau, Guinée-Bissau- 15/04/2005
CAP VERT
Des Capverdiens s’insurgent contre la criminalité à Praia
Une marche de protestation contre la montée de la criminalité à Praia qui a regroupé près de 1.500 personnes, majoritairement des jeunes, a eu lieu ce week-end dans la capitale capverdienne, a constaté la PANA sur place.
L’objectif de cette manifestation, organisée par une quinzaine d’associations de la société civile, était de sensibiliser la population, notamment les autorités locales sur ce fléau qui a déjà fait des dizaines de victimes ces derniers mois à Praia.
Cependant, quelques habitants qui n’ont pas apprécié la présence des mineurs dans cette marche, ont critiqué les organisateurs et ont qualifié la manifestation de "dérive".
Par contre, Manuel Faustino, président de Zé Moniz, une association locale de défense des droits de l’Homme, a admis que les organisateurs de cet événement ne s’attendaient pas à voir des enfants affluer parmi eux.
Selon lui, l’objectif principal de leur manifestation était de sensibiliser la société capverdienne sur les multiples formes de violence qui frappent le pays.
Pendant près de quarante minutes, les manifestants ont parcouru environ 2 km, exhibant des affiches avec des messages tels que "appel à la paix", "assez de violence contre les femmes et les enfants" et "le respect pour des immigrés".
Au terme de la marche, les organisateurs ont recommandé au gouvernement et à la société de lever le défi de la violence en luttant contre la pauvreté et en veillant à ce que la richesse nationale soit bien repartie aux fils du pays. (PANA) Praia, Cap-Vert 17/04/2005
Découverte au Cap-Vert d’une cache d’armes
Une importante quantité d’armes a été découverte à Praia sous les décombres d’un entrepôt de l’Entreprise national des ports (ENAPOR) détruit la semaine dernière par un incendie.
La police judiciaire capverdienne indique avoir trouvé jeudi environ 50 pistolets et des centaines de munitions qui devaient être vendus au marché noir.
La police a ouvert une enquête pour déterminer la provenance et les destinataires des armes qui ont été partiellement ou totalement détruites par les flammes.
La lutte contre le trafic d’armes est une des priorités de la nouvelle stratégie gouvernementale de lutte contre le criminalité coordonnée par le ministère de l’Administration interne. (PANA) Praia, Cap-Vert — 15/04/2005
BURKINA FASO
Apparition de criquets pèlerins dans l’Ouest du Burkina
Les criquets pèlerins ont refait leur apparition dans les régions des Hauts Bassins, des Cascades et de la Boucle du Mouhoun (Ouest et Nord-Ouest) en provenance du Mali voisin, a appris la PANA mardi de source officielle à Ouagadougou.
Les populations des régions concernées ont été averties à travers un communiqué du ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques, soulignant qu’un hélicoptère a été envoyé "immédiatement" dans la région pour combattre les acridiens et que les services techniques ont été mis en état d’alerte.
Les criquets ont été aperçus dans les villages de Bama, Sokoroni, Kokolo, dans la province du Kénédougou, à quelque 80 km de la frontière maliano-burkinabé, à Wéléni (province de la Comoé), mais aussi dans le village de Djigoniera, situé à une quarantaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso, la capitale économique (430 km).
L’apparition des criquets dans la région coïncide avec le début des travaux champêtres. L’Ouest du Burkina, la mieux arrosée du pays en effet, (1.000 à 1.500 mm d’eau par an en moyenne) reçoit les premières pluies dans le courant du mois d’avril ou de mai.
Par contre, les régions du Centre, de l’Est et surtout du Nord, où les criquets sont apparus l’année dernière et ont causé des dégâts énormes, sont les moins arrosés du pays, les premières pluies ne s’y signalant qu’en juillet, voire en août.
La menace acridienne se signale à un moment où le Burkina Faso fait face à une crise alimentaire. Le 11 avril dernier, pour juguler la pénurie alimentaire qui sévit dans les régions du Sahel, du Centre-Nord et de l’Est, le gouvernement a mis à la disposition des populations 7.000 tonnes de céréales à des prix sociaux. Les besoins des populations sont estimés à 100.000 tonnes.
La campagne agricole écoulée a été éprouvée dans les onze provinces de la région par le déficit pluviométrique et les attaques acridiennes qui ont détruit les cultures. (PANA) Ouagadougou, Burkina Faso - 19/04/2005
NEWS
Foreword
This Media monitoring aims to inform, at the end of each week on the evolution of the humanitarian situation in the sub region. Articles which are quoted here do not reflect necessarily the opinion of the OCHA Office or the United Nations. We do not go guaranty veracity and objectivity of these articles and information which engages the responsibility for the only authors. We thank you for agreeing to hold account of it.
GUINEA BISSAU
Annan directs envoy to facilitate political dialogue ahead of elections in Guinea-Bissau
Worried by growing tensions in Guinea-Bissau ahead of presidential elections in two months, United Nations Secretary-General Kofi Annan today directed his envoy, João Bernardo Honwana, to promote and facilitate dialogue between all political actors in the West African country to defuse pressures and build a more conducive atmosphere for a peaceful, credible ballot.
"The Secretary-General is concerned by the mounting political and social tensions in Guinea-Bissau as the country prepares to hold presidential elections in June 2005," said a statement issued by Mr. Annan’s spokesman.
"These elections are a crucial step toward concluding the transitional process, fully restoring constitutional order and permitting renewed engagement of the country’s development partners," the statement said.
It also called on all political actors to participate constructively in dialogue and to refrain from any action or statement that could jeopardize peaceful elections and stability in the country. UN News 13 April 2005
CAMEROON – NIGERIA
Repatriation of Nigerian refugees to start on Monday
[ This report does not necessarily reflect the views of the United Nations]
Cameroon, Nigeria and the UN Refugee agency UNHCR have signed an agreement providing for the voluntary repatriation of 10,000 Nigerians who fled across the border to escape ethnic clashes three years ago.
“We plan to start the voluntary repatriation of 10,000 out of an estimated 17,000 refugees on Monday 18 April,” Jacques Franquin, the UNHCR Representative in Cameroon told IRIN on Friday.
The repatriation will take place over a period of eight months, with 1,250 refugees expected to be repatriated every month, Franquin said.
Meanwhile, Cameroon faces a fresh influx of refugees from the Central African Republic (CAR).
Franquin said he had just returned from the border area where 3,000 people from the Mbororo ethnic group had sought shelter following attacks on their villages by former combatants who helped bring President Francois Bozize to power in a 2003 coup.
The gunmen had followed the refugees across the border causing further havoc in Cameroon, where 10,000 to 15,000 local people had also been displaced from their homes as a result of attacks and looting, he added.
Reuters news agency quoted the governor of Cameroon’s Adamawa province, Joseph Noutsa, as saying the government had sent extra troops to restore order in the border area, where the raiders from CAR had staged a spate of night-time attacks in and around the villages of Djohong and Ngaoui, 500 km northeast of Yaounde.
Noutsa said the raiders were continuing to target cattle herders of the Mbororo ethnic group in Cameroon, kidnapping them and demanding a ransom, because of their perceived wealth.
The return of the Nigerian refugees was announced at a ceremony in Yaounde on Thursday, where the Nigerian and Cameroonian governments signed an agreement with UNHCR for their repatriation.
At least 23,000 Fulani cattle herdsmen fled from Nigeria into nearby Cameroon to escape clashes with farming communities on the Mambilla plateau in Taraba state between 1 and 7 January 2002. More than 100 people were killed in the fighting.
Some of the Fulani refugees later returned to Nigeria, but the majority remained in Cameroon.
Nigeria indicated last June it was willing to help these refugees come home.
However, Franquin said the UNHCR had made sure that proper reception centres were established and that the mainly Christian farmers on the Mambilla plateau were properly informed of the return of the Muslim Fulani refugees, before it started to truck them back across the border.
Franquin said a survey of refugees living in the Banyo and Donga-Mantung districts of western Cameroon, where most of the refugees had settled, had shown that 60 percent of them were willing to return home.
Edwin Edobor, the Nigerian High Commissioner (ambassador) in Cameroon, welcomed the repatriation agreement with a huge smile.
"Today is my happiest day since I took over the Nigerian diplomatic mission in Cameroon,…the signing of this accord now breaks the last barrier for the repatriation of ’my refugees’,” he told reporters. "I will personally see to it that they go home safely and in the best conditions possible."
“I thank the Cameroon government for their hospitality, and the population of Adamawa (province) for proving that they are their own brothers’ keepers," the high commissioner said.
The progressive departure of the Nigerian refugees will leave the UNHCR with about 30,000 urban refugees to look after in Cameroon. Most are concentrated in Yaounde, the administrative capital, and Douala, the country’s main port and industrial centre.
Most of these are from Chad, Central African Republic, Equatorial Guinea, Republic of Congo, Democratic Republic of Congo, Rwanda, Burundi, Liberia and Cote d’Ivoire. (IRIN) YAOUNDE, 15 Apr 2005 |