Lutte contre la prolifération des armes légères en Afrique de l’Ouest, uUn programme sous régional va bientôt démarrer ses activités
Le Programme Infrarégional – Armes légères et de Petit calibre pour l’Afrique de l’Ouest (PIR-ALPC) pourrait démarrer ses activités au courant du mois d’avril 2005 si l’Agence canadienne pour le développement international (ACDI) donne son approbation. C’est l’une des principales recommandations issues de l’atelier régional de validation portant sur ce thème tenu à Dakar du 21 au 23 février dernier à Dakar. En effet, le Plan de mise en œuvre du plan d’action du PIR-ALPC et le plan de travail ont été adoptés à l’occasion de cette rencontre internationale.
Le projet comporte quatre composantes : le renforcement des capacités des structures (autorités et société civile au niveau local et sous régional), réduction des armes illicites dans les communautés (sensibilisation et projets Armes pour le développement), collecte, stockage, destruction des ALPC illicites et recherche pratique (systématisation et diffusion des leçons).
Le plan d’action s’articule pour le volet renforcement des capacités autour d’activités liées à l’information sur le projet et sur la
problématique, à la formation à la gestion d’un système d’enregistrement, de contrôles des frontières et d’exécution de projets armes contre développement. Pour le volet réduction des armes illicites dans les communautés, les activités
retenues sont la formation des agents de sensibilisation à réaliser un programme de sensibilisation intégrant la dimension genre, la réalisation de la sensibilisation et le plaidoyer en faveur de la diffusion et de l’amélioration du cadre réglementaire. Concernant le volet armes en échange de projets de développement, les activités prévues sont la définition des modalités de collecte, stockage contre le financement de projets, la collecte et stockages d’armes et munitions, la destruction d’armes et de munitions, l’identification des projets de développement et la réalisation des projets de développement. Enfin pour le volet recherche pratique, les activités porteront sur la recherche action genre et ALPC, la documentation des expériences et la diffusion des données, expériences et/ou leçons.
Le plan de travail sera exécuté à travers une stratégie de communication dont l’objectif est de tenir les acteurs concernés, informés à travers des messages clairs et concis, la communication entre acteurs du projet. Les canaux habituels seront utilisés notamment les médias.
Le PIR-ALPC est un programme qui porte sur la prolifération des armes légères et de petit calibre dans certaines collectivités de la zone frontalière du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée Bissau et de la Guinée. Il est mis en place dans le cadre de l’Initiative Canada-Afrique de l’Ouest sur la paix et la sécurité du Fond canadien pour l’Afrique géré par le ministère canadien des Affaires Etrangères et du Commerce International, et l’ACDI. Cette initiative conçue pour appuyer l’approche régionale de la sécurité s’inscrit dans le mécanisme de la CEDEAO pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits, la consolidation de la paix et
de la sécurité. Elle vise à accroître la sécurité des personnes et des >collectivités en Afrique de l’Ouest en renforçant les capacités de >certaines institutions et de certains intervenants nationaux, et régionaux >qui s’intéressent aux opérations de soutien à la paix.
Le but du projet est de contribuer à accroître la sécurité des personnes et des communautés en Afrique. Son objectif est de renforcer les capacités de communautés au Sénégal, en Gambie, en Guinée Bissau et en Guinée Conakry, ainsi que les capacités d’organisations de la société civile et de structures étatiques de ces pays et au niveau régional à lutter contre la prolifération des Armes légères et de petit calibre.
Dans cette perspective, le Centre canadien d’étude et de coopération internationale et Oxfam-Grande-Bretagne ont formé un consortium pour concevoir et mettre en œuvre du PIR-ALPC Les résultats attendus de ce programme sont : qu’un dialogue et une
collaboration accrue existent entre les partenaires, y compris ceux qui représentent les intérêts des femmes, une amélioration de la sécurité, notamment pour les femmes, dans les communautés ciblées, une amélioration du cadre réglementaire et de l’application des lois ou mesures réglementaires concernant la prolifération des ALPC et de meilleures possibilités de développement dans les communautés ciblées. Il faut dire que ce projet est un programme pilote, en cas de succès il sera étendu à d’autres pays.
Khoudia DIOP
Responsable de la Cellule de Communication du Malao
Coordonnatrice du Réseau des Journalistes Ouest africains pour la Paix et la Sécurité, Section sénégalaise |